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Activiste + hacker = hacktiviste

jeudi 28 mars 2013, par Benjamin Cadon.

On constate qu’il existe actuellement des rapprochements entre les mouvements sociaux et le milieu des "hackers" et autres bricoleurs du numériques. Il convient tout d’abord de préciser qu’un "hacker" n’est pas un méchant qui piratent des cartes bleues et favorisent la diffusion de films pédo-nazis (comme nous le font souvent croire les médias repris par les politiques). Il s’agit plutôt de gens, passionnés de technologique, qui souhaitent sortir ces technologies de leur déterminisme congénital en les détournant, les transformant, les améliorant. Le terme de "hacker" émerge dans les années 1960, alors qu’un père de famille ayant acheté 2 boites de petits trains électriques s’est vu répondre, par l’entreprise qui les avait fabriqués, qu’il n’était pas possible d’interconnecter ces 2 circuits. Il décida d’essayer en modifiant le transformateur électrique du circuit et ça a marché ! Ce terme s’est ensuite institué via le centre de recherche du MIT à Boston, un des premiers terrains de jeux était le "phreaking" ou comment éviter de payer les communications téléphoniques (dans les premiers temps, il suffisait de siffler à la bonne tonalité pour que l’opérateur croie que le combiné avait été raccroché et cesse la facturation).

... Tout ça pour re-contextualiser ces rapprochements entre activistes et "détourneurs" de technologie sur plusieurs terrains : celui de l’information (comment publier et diffuser des contenus notamment dans des pays où la censure est présente), celui de l’organisation (comment avoir des outils de travail et de décision dématérialisés) et de l’action (luttes politiques, actions en ligne). Plusieurs conférences et ateliers sont sur cette thématique durant le forum, un premier traitait ce jeudi matin de "l’appropriation technologique et le débat sur les (éco)protocoles pour les réseaux et logiciels libres suivi dans l’après midi d’un atelier sur "l’hactivisme" entre mouvements sociaux et technologie.

Les membres du hackerspace de Tunis ont notamment évoqués leurs luttes et coopérations, un chercheur québécois a fait part de ses analyses sur les dynamiques politiques autour des logiciels libres, une activiste esapgnole a fait par de ses diverses expériences et projets, un membre du réseau Télécomix a évoqué les différentes actions qu’ils ont pu mener lors des révolutions arabes.

Interview vidéo en préparation d’une des membres du hackerspace tunisien à venir ... (et oui, contrairement aux idées reçues ce milieu n’est ni exclusivement masculin, ni composé uniquement d’obscurs codeurs au poil gras)

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